Guinée, terre de littérature par l’équipe Guinée Expo 2020

Guinée, terre de littérature par l’équipe Guinée Expo 2020

La République de Guinée, il s’agit bien de ce pays constitué d’une diversité de régions, de cultures, de passés et de littéraires.  

C’est le pays de Sassine, de Mariam Barry, de Camara Laye, de Thierno Monénembo, d’Alioum Fantouré, etc.

‘’L’enfant noir’’, premier roman de Camara Laye publié en 1953 marque le début du roman guinéen. 

Dans son évolution, le roman guinéen a connu une pluralité de thématique selon le contexte socio-politique de l’Afrique en Général et de la Guinée en particulier. Prenant l’exemple sur ‘’l’enfant noir’’, cet ouvrage met en exergue l’attachement à la tradition en donnant une image belle de l’Afrique, à l’époque où le continent subissait les exactions coloniales.

Durant cette époque, la grande majorité d’écrivains faisait la peinture d’une Afrique regorgeant d’une grande richesse traditionnelle et culturelle.
Les ouvrages dans cette catégorie puisent leur source d’inspiration dans la littérature orale, les contes, les légendes, les mythes, où narration et dialogues se succèdent avec bonheur. L’épopée mandingue (1960) de Djibril Tamsir Niane ; Le Royaume de Sinaban (1973) d’Aïdra Fodé Kaba, en sont une illustration.

L’après seconde guerre mondiale, une période qui a bouleversé le monde, partout en Afrique comme en Guinée, la revendication nationaliste voit le jour. Dans ce nouveau contexte, les romanciers guinéens vont dénoncer le colonialisme. Ils vont être épaulé par les mouvements syndicaux çà et là dans les discours en dénonçant l’oppression et susciter le sentiment nationalisme auprès des populations. Au sein cette catégorie d’écrivains, on peut citer : Alioum Fantouré, Emile Cissé entre autres.

Cette dénonciation et l’éveil nationalisme à travers les discours des mouvements syndicaux, mèneront le pays à l’indépendance.

Très tôt, après les premières années d’accession à l’indépendance, compte tenu du contexte politique, nombreux sont les écrivains guinéens qui s’exilent. C’est à partir de l’étranger que va ainsi émerger une nouvelle littérature guinéenne celle du désenchantement face aux hommes ayant hérité du pouvoir juste après le départ du colonisateur. Cette tendance est marquée par le Cercle des tropiques (1972) d’Alioum Fantouré, Les crapauds-brousse (1979) de Thierno Monénembo. Le point commun de ses ouvrages est cette illusion perdue des indépendances et le mal de l’exil. La roue de la vie (1984) de Monénembo est un exemple de roman qui retrace l’exil de l’auteur à travers l’Afrique et la France.

La prise du pouvoir par un régime militaire en avril 1984, favorise l’élargissement des activités littéraires avec l’installation à Conakry des éditions Ganndal, de la Société Africaine des Éditions (SAEC), de L’Harmattan et des Éditions Tabala.

Des grands évènements littéraires comme : « Lire en fête» ou « les 72 heures du livre », organisés par le Centre culturel franco-guinéen Kouyaté Sory Kandia avec la participation des grandes Maisons d’éditions déjà citées, voient le jour. De jeunes talents sont identifiés et leurs œuvres éditées.

Les tendances stylistiques et esthétiques se diversifient encore davantage. Les œuvres, toutes thématiques confondues, invitent désormais à une vision plurielle dans un esprit de liberté et d’éclosion poétique.

La liberté de l’écriture à travers le sujet, le regard et le ton, est revendiquée et assumée. Nous avons dans cette catégorie les œuvres de : Zeïnab Koumanthiou Diallo Princesse peuhle (1988) ; Jean-Marie Touré Histoire d’un cheminement guinéen (2006) ; Daffé Binta Ann Le mariage par colis (2004).